L'instant magique... la rencontre avec Ofra
Moments
privilégiés avec Ofra...
Lors d'une interview donnée dans sa maison à Tel Aviv, dans
le quartier de Yehoud, en 1988 (à OK! mag')
(transcription de l'interview, et texte libre du webmaster)
Dans le salon, on aperçoit les disques d'or qui tapissent les murs,
et les peluches au sol se comptent pas dizaine...
"Ce sont des cadeaux de mes fans" dit-elle.
Qui soupçonnerait l'existence d'une telle artiste aussi populaire dans
cette petite maison de Tel Aviv, entourée de son petit jardin?
Petit détour par la cuisine, pour l'heure du thé,
moment de détente universel par excellence!
Ofra s'excuse de ne pas être un fin cordon bleu:
"Je suis végétarienne. Je ne mange
jamais de viande mais du poisson. Ce que je préfère, ce sont
les soupes et les pâtes. C'est d'ailleurs ce que je réussis le
mieux"
Ofra
adore aussi les pains pitas. Elle nous amène
chez le boulanger de son quartier, ami d'Ofra, qui confectionne les pitas.
Ofra
se met à l'oeuvre
"J'adore ça, mais ça fait tellement
grossir!" Qu'importe, il faut bien se faire
plaisir quand même!
La visite se poursuit dans le studio de travail, aménagé par
ses soins.
"Je compose surtout à la guitare. Et je
travaille très souvent avec mon producteur Bezalel Aloni"
Ofra et son manager et fidèle ami de toujours, Bezalel, dans le jardin,
devant l'hélice d'avion...
"L'an dernier, j'ai pris ce petit avion; à
la suite d'une panne de moteur, nous nous sommes écrasés. Inutile
de vous préciser qu'on a eu tous horriblement peur, mais heureusement,
personne d'entre nous n'a été grièvement blessé.
J'ai eu quelques côtes cassées mais rien de grave. Rétrospectivement,
on a frémi en apprenant que notre accident était arrivé
le même jour, à plusieurs années d'intervalle évidemment,
que celui qui a coûté la vie à Richie Valens, le héros
de la Bamba. Etant superstitieuse mais d'une façon positive, quand
le pilote de l'avion m'a proposé de me donner cette pale, j'ai accepté
en me disant que si j'avais eu un accident, je n'en aurais plus jamais d'autres,
j'ai eu mon lot!"

Sur
un meuble du salon, une photo d'Ofra et ses parents...
Moment rare et privilégié s'il en est, la douceur marquée
sur le visage de ses parents. On peut enfin mettre un visage sur la maman
d'Ofra, dont on connaitra l'année suivant un peu sa voix avec son apparition
dans "Fatamorgana"... Une émotion bien vive et chaleureuse.
Moment d'autant plus rare que ces photos sont très rares, et c'est
avec un grand respect que l'on découvre un peu plus Ofra...
Pour moi, certainement la photo la plus riche en émotion, qui me fait
vibrer le coeur... Et l'émotion reste intacte à chaque fois
que je revois l'image.
Quand on aime Ofra, on le comprend. Pourquoi? Parce qu'on peut aimer un artiste,
"être fan" même, mais quand on touche du doigt le monde
d'Ofra, c'est complètement différent. Bien au delà du
culte du fan, il s'agit de passion et de respect inconditionnel, comme si
notre âme avait trouvé un lieu de repos, protégé.
C'est là, une différence. Et n'oubliez pas, ne fermez pas votre
coeur, laissez vos émotions, elles sont le reflet de votre âme...
Ce que l'on remarque également, c'est que la famille Haza est une famille
très soudée et les enfants ont grandi dans un climant d'amour
et de chants. La maman d'Ofra, alors que le couple venait d'arriver en Israël
depuis le Yémen, chantait sur son péron le samedi soir, et tous
les enfants du quartier venaient l'écouter... Inutile de se demander
d'où vient la passion pour la musique qu'Ofra nous transmet un peu
plus chaque jour.
